Clémentine Halberstadt

Clémentine Halberstadt, céramiste

Clémentine Halberstadt, céramiste

Par Pat'rich

« Pourquoi "Clémentine", tu sais ? » « Oui, parce que ma mère aimait beaucoup la chanson "Clémentine et Léon", de Yves Duteil *. C’est arrivé à Caen (moi), au sein d’une famille sans approches artistiques particulières, quoi que, papa, avec son côté "bricoleur art brut" et maman amatrice d’art académique…
J’ai 25 ans lorsque je quitte Caen, après des études très classiques (qui m’ont appris que je n’aimais pas ces études), les beauxarts en parallèle et la géographie (physique). Cette dernière me passionne.
Pendant cette période, une crise postado existentialiste, où je me sens très mal par rapport aux engagements prétracés d’avenir. Elle va influencer mon comportement dans mes futures décisions.
25 ans, l’âge où je suis mon amoureux qui part faire des études à Paris. Je m’octroie une année de réflexion pendant laquelle je prends conscience de ce que je veux faire de ma vie : oeuvrer avec mes mains, sur un matériau particulier. Ce sera la terre. Je rentre alors en école d’arts appliqués pour deux ans, ça y est, c’est parti, ça sera ça et rien d’autre. »
« Et te voilà à Granville, quelques
années plus tard, attablée devant un café au S’pote Antirouille, à raconter ton parcours ! »
Clémentine Halberstadt
« Et, sans complexes, je peux dire que j’adore la personne que je suis aujourd’hui. J’aime cette liberté d’être moi même, sans influence externe, même dans mon travail. J’ai ouvert mon atelier, dans la rue des Juifs, il y a 5 mois et je m’y sens bien.
Pourquoi Granville ? Parce que un coup de coeur, parce que la mer, le port, les pêcheurs, la nature, la côte nue et brute. Il y a une identité granvillaise et, surtout, la mer. Je me sens sur une presqu’île, entourée par l’eau. L’eau qui protège, qui absorbe les sons, les bruits, les chocs. Une relation foetale par rapport à la mer. Je travaille la terre avec l’eau, la poterie, c’est l’osmose de l’eau, de la terre et du feu. Je fais de l’usuel, décoratif mais avec un côté rustique. J’aime que les objets aient une utilisation. J’aime les rituels du quotidien, j’aime raconter une histoire dans les pièces que je crée, il y a de mon enfance dans mes tasses, mes assiettes, les bols à oreilles… »
Voilà, c’est Clémentine intime, et céramiste. Venez maintenant découvrir son travail au 103 de la rue des Juifs, vous relirez dans ses créations ce qu’elle vous a confié dans cet article !
En savoir plus
Clémentine Halberstadt